Citiscape by CitizOn | Histoires urbaines made in Morocco 🇲🇦

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Citiscape by CitizOn est une série de podcasts consacrés aux villes marocaines et à celles et ceux qui les traversent, les filment, les habitent ou les transforment. Un personnage, un quartier, un moment, une ambiance... On y parle de cinéma, de sport, d’architecture, de mémoire populaire, de ce qui fait battre les villes du Maroc de l’intérieur. Citiscape vous propose une écoute sensible et documentée, à la croisée de l'histoire urbaine, de la culture et du récit.
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Résumé de l'épisode

Un chanteur juif algérien, une mosquée parisienne, un cabaret légendaire à Casablanca… et une voix qui a fait danser tout le Maghreb. Imaginez Casablanca dans les années 1950. Au cœur de la médina, les voitures s'accumulent devant le Coq d'Or. À l'intérieur, les lustres brillent, les orchestres jouent et la jet-set marocaine côtoie diplomates, artistes et voyageurs. Puis un homme entre en scène. Costume blanc impeccable, allure de dandy, voix sensuelle et mélancolique. La salle est conquise. Il s'appelle Salim Halali. Mais avant de devenir le roi des nuits casablancaises, cet artiste né en Algérie a connu un destin extraordinaire. Parti tenter sa chance à Marseille, puis à Paris, il devient une figure incontournable de la chanson orientale. Pendant la Seconde Guerre mondiale, ses origines juives le mettent en danger. C'est alors que Si Kaddour Benghabrit, recteur de la Grande Mosquée de Paris, intervient pour le protéger de la déportation. Après la guerre, Halali connaît le succès. Mais c'est à Casablanca…

Épisodes

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[Épisode 21] Salim Halali : La voix qui a fait vibrer la Méditerranée

Un chanteur juif algérien, une mosquée parisienne, un cabaret légendaire à Casablanca… et une voix qui a fait danser tout le Maghreb. Imaginez Casablanca dans les années 1950. Au cœur de la médina, les voitures s'accumulent devant le Coq d'Or. À l'intérieur, les lustres brillent, les orchestres jouent et la jet-set marocaine côtoie diplomates, artistes et voyageurs. Puis un homme entre en scène. Costume blanc impeccable, allure de dandy, voix sensuelle et mélancolique. La salle est conquise. Il s'appelle Salim Halali. Mais avant de devenir le roi des nuits casablancaises, cet artiste né en Algérie a connu un destin extraordinaire. Parti tenter sa chance à Marseille, puis à Paris, il devient une figure incontournable de la chanson orientale. Pendant la Seconde Guerre mondiale, ses origines juives le mettent en danger. C'est alors que Si Kaddour Benghabrit, recteur de la Grande Mosquée de Paris, intervient pour le protéger de la déportation. Après la guerre, Halali connaît le succès. Mais c'est à Casablanca…

22 oct. 2026
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[Épisode 20] Amitiés marocaines : Ces Français qui ont choisi la justice

Dans le Maroc des années 1950, les camps semblent clairement dessinés. D’un côté, le mouvement national marocain réclame la fin du Protectorat. De l’autre, l’administration française et une grande partie de la communauté européenne défendent l’ordre colonial. Et pourtant, entre les deux, une minorité va refuser de suivre son camp. Enseignants, médecins, avocats, journalistes, industriels, syndicalistes… Ils sont français, vivent au Maroc et vont progressivement prendre position contre la répression et en faveur du droit des Marocains à décider de leur avenir. Tout commence notamment à Casablanca, après les événements sanglants des Carrières centrales en décembre 1952. Quatorze professeurs du lycée Lyautey osent demander publiquement qu’une enquête soit menée. Un geste qui paraît presque banal aujourd’hui. À l’époque, il peut coûter une carrière. Markdown collé Puis vient 1953, la destitution et l’exil de Mohammed V, et une nouvelle mobilisation. Certains de ces Français écrivent, manifestent, défendent des…

12 oct. 2026
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[Épisode 19] Mohammed Choukri : Tanger à mains nues

Mohamed Choukri est devenu l’une des grandes voix de la littérature marocaine. Pourtant, à vingt ans, il ne sait encore ni lire ni écrire. Son histoire commence loin des livres. Né dans une région pauvre du Rif, près d’Aït Chiker, il arrive enfant à Tanger avec une famille qui fuit la faim et la misère. Dans la ville internationale des années 1940 et 1950, il ne connaît ni les salons littéraires ni le Tanger fantasmé par les voyageurs étrangers. Sa ville à lui, c’est celle de la rue, des petits boulots, de la faim, des marginaux, des prostituées et des trafics. Une école brutale qui deviendra, des années plus tard, la matière de son œuvre. À presque vingt ans, un événement change sa trajectoire : il entend un homme réciter un poème et décide d’apprendre à lire et à écrire. Choukri devient instituteur, dévore les livres et commence à raconter ce que la littérature préfère souvent laisser hors champ : la pauvreté, la violence, le sexe, la honte et la survie. De cette expérience naît Le Pain nu, son œuvre la…

28 sept. 2026
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[Épisode 18] Comment un film bricolé à Essaouira a fait gagner le Maroc au Festival de Cannes

En 1949, Orson Welles débarque à Essaouira, alors Mogador, pour tourner Othello, son adaptation de Shakespeare. Mais rien ne va se passer comme prévu. Le producteur fait faillite, les costumes n’arrivent pas et l’argent manque. Welles décide pourtant de continuer. Les artisans locaux fabriquent accessoires et armures, le tournage s’interrompt puis reprend au gré de ses cachets d’acteur, et une scène impossible à tourner faute de costumes est déplacée… dans un hammam. Pendant près de trois ans, Othello se construit ainsi entre le Maroc et l’Italie, morceau par morceau. En 1952, nouveau rebondissement : le film est présenté au Festival de Cannes sous pavillon marocain, quatre ans avant l’Indépendance. Il y remporte le Grand Prix. Retour sur l’histoire improbable d’un chef-d’œuvre né dans le chaos, et sur le lien entre Orson Welles, Essaouira et le cinéma. Un épisode de Citiscape, le podcast de CitizOn consacré aux histoires cachées des villes du Maroc.

27 sept. 2026
18-

[Épisode 17] Sidi Mohammed ben Abdellah : La Renaissance de Casablanca

Casablanca avant Casablanca. Avant les immeubles, les grands boulevards, le port moderne et les millions d’habitants. À la fin du XVIIIe siècle, la future capitale économique du Maroc n’est encore qu’un site côtier largement délaissé, héritier de l’ancienne Anfa. Pourtant, un homme va regarder ces ruines face à l’Atlantique et y voir un potentiel stratégique : Sidi Mohammed ben Abdellah, Mohammed III, sultan alaouite qui règne sur le Maroc de 1757 à 1790. Dans ce nouvel épisode de Citiscape, nous remontons aux origines de la renaissance de Casablanca et à la vision d’un souverain qui comprend que l’avenir du Maroc se joue aussi sur ses côtes. Au XVIIIe siècle, les équilibres changent. Les puissances européennes développent leurs échanges maritimes, les routes commerciales se redessinent et les ports deviennent des instruments essentiels de puissance. Mohammed III entreprend alors de renforcer l’autorité du royaume sur son littoral et de développer le commerce maritime. En 1769, les Marocains reprennent…

14 sept. 2026